Burkina Faso

Le Conseil Présidentiel pour l’Investissement

Le contexte de développement

Au cours de la décennie 2001 – 2011, l’économie du Burkina Faso a évolué dans un contexte international, marqué par des crises financières, économiques et énergétiques. En dépit de cet environnement international défavorable, le Burkina a réalisé des performances macro- économiques remarquables, ainsi qu’une amélioration notable des indicateurs sociaux et de bien-être des populations.

  • La croissance économique a été de 5,3% en moyenne l’an, assez erratique en raison des aléas climatiques, mais tendanciellement ascendante et au dessus de la moyenne des pays de la sous région ouest-africaine.
  • Le PIB réel par tête d’habitant a connu une nette progression de 2,3% en moyenne par an et s’élève à 590 US dollars en 2011.
  • L’inflation a été maitrisée et s’établit à un niveau de 2,4% en moyenne par an. Son évolution indique une très forte sensibilité aux fluctuations de la production alimentaire nationale.
  • Sur la même période, le volume des crédits à l’économie est passé de 228 milliards de FCFA en 2001 à 950 milliards en 2011, soit un accroissement moyen annuel de 12,6%.

Ces performances sont le résultat de choix et de mise en œuvre de politiques pertinentes et de reformes structurelles qui ont porté des fruits :

  1. Des politiques qui ont permis de construire un espace national de paix, de sécurité et de stabilité politique et institutionnelle.
  2. Des reformes vigoureuses qui ont stabilisé et assaini durablement les finances publiques, rationalisé la gestion de celles-ci et réduit les déséquilibres des comptes intérieurs et extérieurs. Ainsi :
    • le Burkina n’a enregistré aucun arriéré de paiement intérieur comme extérieur depuis plus de deux décennies ;
    • le ratio de la dette publique par rapport au PIB est de 27,4% en 2011 et exprime ainsi un niveau de soutenabilité convenable ;
    • le déficit budgétaire a été contenu autour de 4,5% du PIB.
    • les comptes extérieurs (balance des transactions courantes hors dons) connaissent un redressement substantiel, notamment au cours des trois dernières années, indiquant même une balance commerciale excédentaire en 2011 du fait de la croissance exponentielle des exportations d’or, soit un montant de 752,7 milliards de FCFA en 2011 contre 70 milliards en 2008.
  3. Des reformes qui ont libéralisé l’économie et boosté l’initiative privée et l’esprit entrepreneurial.
  4. Des reformes qui ont amélioré le climat des investissements et entrainé une forte croissance de ceux-ci (investissements nationaux et étrangers) :
    • Ainsi, au regard du référentiel que représente le programme « Doing Business Better » de la Banque Mondiale, le Burkina est classé au rang des 10 meilleurs réformateurs du monde dans le rapport 2009, et parmi les 5 réformateurs les plus constants au niveau mondial dans le rapport 2011.
    • La mise en place de dispositifs juridiques et institutionnels d’incitation à l’investissement, de sécurisation des investissements, de facilitation et d’accompagnement des acteurs nationaux et internationaux du monde de l’entreprise, a permis d’établir et de raffermir la confiance des investisseurs et des partenaires au développement du Burkina et d’accroître l’attractivité du pays comme destination d’investissements.
    • L’on observe en conséquence, un développement prodigieux des Investissements Etrangers Directs depuis le milieu des années 2000 qui passent d’une moyenne annuelle de 20 millions de dollars US entre 1999 et 2006, à une moyenne annuelle de 275 millions depuis lors, dont 400 millions en 2009, 430 millions en 2010 et 400 millions en 2011.
    • Le volume des investissements dans le secteur secondaire manufacturier est passé de 111,6 milliards CFA en 2009 à 117,7 milliards en 2011 et à 208,9 milliards en 2012.
  5. Des politiques qui ont impulsé la croissance dans les secteurs de l’agriculture et des mines et en ont fait les moteurs de la croissance et du développement.

S’agissant du secteur des mines, les politiques d’incitation et de facilitation, associées à une promotion intense des potentialités du secteur auprès des investisseurs internationaux, ont eu pour effet de créer un véritable boom minier au Burkina depuis le début des années 2000.
Ainsi à ce jour :

  • huit (8) mines industrielles d’or de grande et moyenne taille sont en exploitation ;
  • une (1) mine de manganèse est en exploitation, tandis qu’une autre, la plus importante d’Afrique de l’Ouest, est en construction ;
  • une (1) mine de zinc est en construction ;
  • la production d’or connait une croissance exponentielle, passant de 4,5 tonnes en 2008 à 23,5 tonnes en 2010 et 33 tonnes en 2011 ; la production attendue est estimée à 45 tonnes en moyenne annuelle pour les 5 années à venir ;
  • depuis 2009, l’or est devenu le premier produit d’exportation du Burkina devant le coton et contribue pour 14% aux recettes ordinaires du budget de l’Etat ;
  • en 2011, on dénombrait 855 titres et autorisations de recherche et d’exploitation dans le secteur minier. Cela confirme l’important potentiel que ce secteur renferme, ainsi que l’engouement et l’intérêt croissant qu’il suscite auprès des investisseurs nationaux et internationaux.

Ce bilan économique s’accompagne d’un profil social tout aussi favorable, qui exprime des progrès en matière d’accès des populations aux services sociaux de base et sur le plan de la réduction de la pauvreté monétaire, ainsi qu’il ressort du tableau ci-après :

Tableau : Profil social du Burkina Faso

Rubriques 1996 2010
Taux brut de scolarisation 37,7% 77,60%
Garçons 44,7% 80,20%
Filles 30% 75%
Taux d’accès aux formations sanitaires 21,50% 63,70%
Taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié 26,94% 76%
Espérance de vie 49,2 54,9
2003 2010
Incidence de la pauvreté 46,40% 43,90%