Burkina Faso

Le Conseil Présidentiel pour l’Investissement

Investir au Burkina Faso

Au cours de la décennie 2010 – 2020, l’économie du Burkina Faso a évolué dans un contexte international, marqué par des crises financières, économiques et énergétiques. En dépit de ce contexte international contrasté, le Burkina Faso a continué de réaliser des performances économiques remarquables et à connaître une amélioration notable des indicateurs sociaux et de bien-être des populations.

Au niveau national, le taux de croissance de l’économie ressortirait à 6,8% en 2018 contre 6,3% en 2017. Pour 2019, il est projeté à 6,0% et devrait remonter à 6,4% en 2020.

Dans le secteur des mines, à fin décembre 2019, la production totale d’or industrielle est évaluée à 50,302 tonnes, en baisse de 3,9% par rapport à fin décembre 2018. La baisse de la production serait liée à la fermeture de la mine d’or de NETIANA, à la baisse des réserves d’or de 02 mines, à la suspension de la production de SEMAFO pour 70 jours pour des raisons d’éboulement et également à la suspension des travaux de la mine de BOUNGOU, suite aux attaques terroristes sur le personnel de la société en novembre 2019.

Pour ce qui est de l’inflation, l’Indice national harmonisé des Prix à la Consommation du mois de décembre 2019 se situe à 101,79, soit une hausse de 0,5% par rapport à novembre 2019. En glissement annuel, les prix ont baissé de 2,6%.

Au niveau des finances publiques, à fin décembre 2019, les recettes propres du budget de l’Etat ont été mobilisées à hauteur de 1 797,7 milliards de FCFA contre 1 530,8 milliards de FCFA à la même période en 2018, soit une hausse de 17,4%. Quant aux dépenses totales du budget de l’Etat, elles ont été exécutées à hauteur de 2 199,6 milliards de FCFA à fin décembre 2019 contre 2 126,6 milliards de FCFA à la même période en 2018, soit une hausse de 3,4%.

Au niveau des échanges extérieurs, les exportations totales du mois de décembre 2019 se sont affichées en valeur à 228,3 milliards de FCFA contre 124,7 milliards de FCFA le mois précédent, en augmentation de 83,0%. Les importations totales quant à elles, se sont situées à 230,1 milliards de FCFA contre 111,7 milliards FCFA en novembre, en progression de 106,0%.

L’encours de la dette publique est estimé à 3 816,92 milliards de FCFA au 31 décembre 2019 contre 3 366,46 milliards de FCFA à la même période en 2018, soit une hausse de 450,46 milliards de FCFA (+ 13,38%). Il est constitué de 54,2% de dette extérieure.

Concernant la masse monétaire, elle s’est inscrite en baisse de 156,9 milliards de FCFA (-4,2%), se situant à 3 561,3 milliards de FCFA à fin novembre 2019 contre 3 718,3 milliards de FCFA à fin décembre 2018.

En somme, l’analyse des indicateurs conjoncturels au mois de décembre 2019 traduit un raffermissement de l’activité économique entamée depuis janvier 2019. En effet, l’amélioration du niveau d’activité est induite par une bonne tenue dans la quasi-totalité des secteurs de l’économie et une inflation maitrisée. Au niveau des finances publiques, les ressources mobilisées au cours du mois de décembre sont en hausse comparativement au même mois de l’année précédente.

Au niveau du commerce extérieur, en décembre 2019, les exportations et les importations sont en hausse respectivement de 83% et 106% comparativement au mois précédent.

Ces performances sont le résultat de choix et de mise en œuvre de politiques pertinentes et de reformes structurelles qui ont porté des fruits, à savoir :

  • Un cadre de finances publiques durablement assaini et stabilisé, avec une gestion rationalisée et une réduction substantielle des déséquilibres des comptes intérieurs et extérieurs. Les réformes engagées en la matière ont permis d’établir et de renforcer la crédibilité du budget et la solvabilité générale de l’Etat burkinabè sur les places financières internationales;
  • Un climat des investissements fortement amélioré et porteur, qui a entrainé une forte croissance des investissements privés nationaux et étrangers.

Les réformes réalisées ont ainsi permis des avancées significatives en matière d’amélioration du climat des affaires et ont hissé le Burkina Faso au 4è rang mondial des réformateurs les plus constants durant les cinq (5) dernières années dans le rapport Doing Business 2011. Cela démontre à la fois l’engagement et la constance dans la mise en œuvre des réformes visant à l’amélioration du climat des affaires et à la promotion de l’investissement privé au Burkina Faso.

La libre circulation des personnes et des biens est également garantie au Burkina Faso. Elle est actuellement une réalité reconnue. La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a d’ailleurs récompensé le Burkina Faso le 8 octobre 2010, pour ses efforts dans l’application « rigoureuse » des accords de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et des biens ».